Rencontres Medias de Paris8

De la conception multimedia. 15/11/04-CNAM.
La fonction complexe de concepteur doit être rapportée à des exemples concrets pour être comprise. Nous est livrée ici cette expertise, contextualisée au fil des grandes époques du numérique et grâce à deux réalisations.

Présentation de la conférence en 3 chapitres - 17 sequences - 01:09:14:21

CHAPITRE 1 : Parcours d’un " sénior " de la conception multimédia, qui débuta dans les années 1980, au moment du développement de la télématique. En tant que professionnel du contenu, l’intervenant précise son rapport à la technique. Les développements doivent privilégier l’interactivité et ne se faire qu’en vertu des besoins réels de l’utilisateur. Ces problématiques sont évoquées à travers la réalisation du CD-ROM " Le Carnet de Villard De Honnecourt ", architecte du XIIIe siècle, à laquelle il participa. Est ainsi illustré l’apport du multimédia vis-à-vis de documents " papier ". Les possibilités de consultation et de cheminement offertes par l’interactivité obligent à surmonter de nouvelles contraintes, telles que le risque de désorientation.

CHAPITRE 2 : Le concepteur veille à organiser des rapports professionnels et efficaces avec ces collaborateurs et avec son client, pour que l’oeuvre interactive instaure avec le public la relation qu’il a imaginée. A travers l’adaptation en cédérom de " Treize ", bande dessinée policière de Vance et Van Hamme, sont passées en revue les problèmes rencontrées à surmonter. Si ce jeu commandité par Dargaud M6 a séduit les fans de la BD et a suscité aussi de nouveaux adeptes, c’est grâce à un travail respectueux de la bande dessinée originale, mais aussi inventif quant à la mise en récit.

CHAPITRE 3 : Le concepteur doit rédiger des spécifications qui guident le travail des graphistes et des développeurs. Il doit aussi faire valider le projet auprès du client et parfois de spécialistes du domaine culturel concerné. Tous les développements doivent être définis avant la production : la navigation, les éléments figurants sur les pages, le story-board, pour qu’un surcoût ne soit pas occasionné par la production d’éléments inutiles. Ceci passe par la rédaction de documents très détaillés qui contiennent en eux-mêmes l’intégralité du projet.




Voir la vidéo de la conférence du 15/11/2004